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la difficulté} il n’y a même nul doute qu’ellen’eut attendu avec impatience l’occasion d’êtreutile sous ce rapport à nos nouveaux maîtres.
Elle avait à cet elïet sous la main un Prince,dont l’existence lui était onéreuse d’une part,et parfaitement inutile de l’autre, et qui de soncôté n’était, au dire des personnes qui préten-daient le connaître, pas exempt d’ambition etde vanité. D’autres au contraire soutenaientque, lorsqu’on avait parlé pour la première foisau Prince Anglo-Saxon de la couronne belge, ilaurait répondu: que pour Vaccepter' il fallaitêtre un fou , ou un mendiant. On aimait beaucoupà ajouter foi à cette dernière version, parcequ’il n’y avait pas de réponse plus sensée à don-ner que celle qu’on prêtait au Prince, et quepar elle la nouvelle candidature était irrévo-cablement écartée ; mais on oublia qu’on avaità faire à l’Angleterre et à un personnage placésous l’influence de sa politique, et l’erreur oùl’on fut à cet égard ne tarda pas à se dissiper.Le congrès, dont les travaux avaient langui pen-dant quelque tems, par suite de l’absence duplus grand nombre de ses membres, fut sou-dainement convoqué dans les termes les pluspressans, et dès que l’assemblée fut réunie enmajorité, on lui communiqua une lettre adresséeau soi-disant Ministre des affaires étrangères parle diplomate anglais, servant d’intermédiaire en-