verncmcnt des ligueurs ait pris une part directeà l’organisation de ces scènes d’horreur; mais di-verses circonstances donnent lieu à de gravesprésomptions contre lui; entre autres celle, quepeu de jours avant les pillages, un membredu çi-devant Gouvernement provisoire, colonelde nouvelle fabrique et en cette qualité aidede camp du Régent, fut chargé de la police gé-nérale et quil s'en est démis, inmédiatementaprès que les dévastations furent commises.
Il est également notoire que les autorités ci-villes et militaires n’ont pris aucune mesure pourla répression des excès, que mêmes des fonctionnai-res les encourageaient dans quelques localités etque les troupes sont restées tranquillement sta-tionnées devant les maisons que l’on dévastait,comme si elles avaient été appelées pour pro-téger les pillards : il y a plus, dans de certainsendroits ceux-ci leur apportaient du vin qu’ilsvenaient d’enlever des caves de victimes.
Un troisième fait, c’est que les gens du peuplequi ont commis ces actes d’horreur ont été large-ment payés (1); était-ce des caisses de la congréga-tion , ou de celle de l’Etat? c’est ce que nous igno-rons. Enfin le congrès, pour calmer l’indignationpublique, avait décidé qu ’il y aurait une enquête
(i) Un de ces misérables, après avoir saccage et brisé, pendantplusieurs heures , dans la maison d’une des victimes, cessa tout àfcoup et s’écria; en voilà assez pour mes vingt francs.