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vers, avaient déjà été employés à Gand pour sous-traire cette cité industrieuse à l’autorité du Roiqui était pour elle la source de tout bien.
Néanmoins par sa sage fermeté le premier ma-gistrat de la province sut pendant long-temssoutenir le courage des citoyens bien-pensans, etarrêter les progrès des apôtres de la révolte: fi-nalement l’intrigue et les moyens de séductionque l’on pratiqua pour gagner la populace l’em-portèrent là, comme dans les autres villes, surl’ordre et la justice.
Un des chefs de la ligue vint à Gand pourfaire avancer l’oeuvre de la révolte et fut suivipar un corps d’aventuriers français qui devaitla terminer : cependant les citoyens notables dela ville ne se montrèrent nullement disposés àrecevoir ces hôtes; on dût même leur promet-tre qu’ils n’y entreraient pas; mais d’intelligence,assure-t-on, avec un personnage, dont les amisde la bonne cause avaient déjà depuis quelquetems suspecté les intentions, ils prirent y>os-session de la place , lorsque le corps de la gardebourgeoise, qui s’était opposé à leur admission sefut séparé momentanément.
Quant à la Citadelle elle ne put pas être dé-fendue , principalement parce que les chefs mili-taires, nés belges, s’étaient, comme tant d’autresde leurs camarades, dévoués à la cause des dés-ordres.