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ment éprouvés, que l’union ne manqua pas dedésigner et de recommander à la confiance pu-blique , des candidats, à qui on prêta une foulede titres, tandis que pour l'ordinaire ils n’avaientque celui d’être membres des factions unies , etde se distinguer par des principes exagérés etdes sentimens hostiles au gouvernement.
Le système de dénigrement suivi contre leshommes de bien, et de cabale en faveur descandidats de l’union fut étendu à ses dernièreslimites : des membres de la ligue se rendaientchez tous les électeurs pour les engager à nepoint donner leurs suffrages à ceux qu’ils trou-vaient bon de qualifier de serviles ou de minis-tériels , et à voter pour les individus qu’ils gra-tifiaient du nom pompeux d’élus du peuple.Dans cette circonstance on voyait de nobles per-sonnages rendre visite à de modestes citoyens,dans les demeures desquels ils n’auraient pas vouluentrer dans d’autres tems, pour ne pas dérogerà leur dignité.
L’on conçoit que les ecclésiastiques qui apparte-naient à la faction ne sont pas restés dans l’in-action.
Ne nous sentant pas la force d’entrer dans lesdétails des moyens qui ont été employés pourrendre les électeurs favorables aux candidats dela ligue, nous nous bornons à affirmer que lesopérations électorales furent converties par les
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