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mit la restriction: qu’en aucun cas il ne pourraittourner au détriment de la religion catholique.
Cette restriction, qui en apparence était in-signifiante , renfermait néanmoins la faculté devioler à volonté la foi jurée, puisque, accou-tumé d’ancienne date à confondre les choses pro-fanes avec celles sacrées, le parti ultramontainpouvait d’un moment à l’autre prétexter unelésion d’intérêts réligieux, quand même la réli-gion serait complètement étrangère au sujet dela contestation.
Nous nous hâtons toutefois de déclarer qu’enparlant de l’abus que l’on pouvait faire de larestriction proposée par l’archévêque de Mali-nes, notre intention n’est nullement d’inculperla mémoire- de ce prélat, et que nous sommesau contraire portés à croire qu’il ne s’était pasaperçu de l’arrière-pensée que sa propositionrenfermait. Nous n’en dirons pas autant de ceuxqui la lui ont suggérée. Quoiqu’il en soit, le Roifatigué de toutes les contrariétés que l’oppositionultramontaine lui avait suscitées, confiant d’ail-leurs, connue le sont toutes les âmes généreuses,consentit à la restriction proposée, et dès cemoment, ceux , qui avaient refusé jusqu’alorsdes fonctions publiques à cause du serment, sedécidèrent à le prêter, en ayant soin d’y ajou-ter : qu’ils l’entendaient dans le sens de celuiconsenti par l’archevêque de Matines.
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