11e s’étaient pas conformés à cette défense, jus-qu’à leur faire refuser l’absolution : ce refus futcontinué pendant près de deux années; mais ilne produisit pas sur les titulaires des places,l’effet que l’on en attendait, pareequ’il y avaitdans nos diverses provinces de dignes ecclésias-tiques qui, voyant dans ce rigorisme un abusdes choses sacrées, reçurent sans difficulté autribunal de la pénitence les fonctionnaires, qu’-aillcurs on avait refusé d’absoudre, à cause duserment; ainsi cette troisième tentative défairenaître une crise échoua comme les deux autres.
Nous avons déjà fait remarquer que les libé-raux exaltés, tout en adhérant à la loi fonda-mentale , avaient, dès le commencement, montrépour le pouvoir un certain éloignement: cettedisposition, étant dex r enue de jour en jour plusprononcée, ne pouvait échapper au parti ultra-montain. Habile à suivre toutes les circonstancesqui pouvaient tourner à son prolit, voyant d’ail-leurs l’impuissance des attaques que, pendantprès de deux ans, il avait dirigées contre l’ordrepublic, il résolut de changer de marche et de serapprocher du gouvernement, sauf, bien en-tendu, à s’en éloigner de nouveau, dès que sonintérêt le demanderait.
L’occasion du rapprochement fut lournie parl’archévcque (le Malines : ce prélat, obligé àprêter le serment voulu par les lois de l’état, y