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jugement doctrinal , par lequel il déclara cepacte incompatible avec les principes de la reli-gion catholique, et défendit de prêter le sermentqu’il exigeait des fonctionaires et employés. Parcette défense il espérait sans doute de rendreimpossible l’exercice du pouvoir public dans lesprovinces méridionales. Cet espoir ne se réalisapourtant pas ; mais les obstacles, que l’on avaitopposés à la formation des autorités, n’en em-barrassèrent pas moins, pendant quelque teins,le gouvernement.
Nous suivrons la marche ultérieure du clergé,ou pour mieux dire du parti prêtre (dont un
y avaient formé des écoles supérieures et fait 9 comme en France,de nombreuses recrues parmi les deux sexes, et dans diverses clas-ses de la société civile. Nous pourrions citer les noms d’une fouled’individus du sexe masculin, qui se sont fait admettre dans l'ordre,et beaucoup de jeunes personnes qui ont été reçues (quelques unes mêmeen dépit de leurs parens) dans la congrégation du sacré coeur, quicompose la partie féminine de l’association. Tous ces faits étaientconnus de beaucoup de monde, et cependant les jésuites les fai-saient obstinément et hardiment démentir par leurs adbérens , aupoint même de chercher à couvrir de ridicule les personnes quidémontraient leur présence par leurs oeuvres. Ces dénégations con-tinuèrent jusqu’au moment où la révolte éclata.
Or que faul-il penser d’une réunion d’hommes qui se pare dunom du Sauveur , et qui se glisse furtivement et se tient cachéedans des pays d’où les lois l’ont bannie, où la religion est euhonneur et où enfin les autels ne manquent pas de ministres?
Nous demandons ce que ces hommes viennent faire là j les évé-nemens survenus en Belgique répondront. Puisse la même ré-ponse ne pas être donnée dans d’autres pays , qui n’ont pas plusété oubliés que le nôtre dans la répartition générale des membresde la société. .