nie de là destruction, était devenue Cosmopo-lite, et sans adopter de patrie, ne respirait que là'guerre, parce que la guerre était tout pour ellèet amenait ce retour à une licence sans borneàqui fait l’objet de tous ses vœux. Intapàble de làmoindre modération, et après avoir ruiné toutekles contrées qu’elle a parcourues, la Fraiice n’eutété pour elle qu’un pays vierge encore, et quibffrait à ses déprédations un champ vaste et fer-tile. Cet esprit de désordre et d’indisciplinbqu’elle avait porté par-tout où elle s’était pré-sentée, victorieuse ou fugitive, s’éfàit propagénon - seulement aux troupes étrangères quiavaient servi dans ses rangs, mais à celles aussicontre lesquelles elle avait toujours combattu.Ainsi nôtrè malheürèüsë patrie ne pouvait échap-per au sort déplorable que ces armées avaientfait subir àux pays qu’elles avaient successive-ment désolés de leur présence.
Il faut toutefois l’avouer, si les Français pen-dant leurs excursions dans les états voisins ontdonné l’exemple de la rapine et des exactions ,ils ont été souvent sinon surpassés, au moinségalés par ceux des étrangers qui se sont for-més sur leur modèle, et il est telle nation à la-quelle à la vérité il appartient d’exercer de plus