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Pajol et quelques bataillons d’infanterie, manœu-vrait vers le village de Sombref, sur la route deNamur.
En débouchant de Fleurus , on ne tarda pasà découvi'ir l’armée prussienne , dont les massesprincipales paraissaient en colonnes serrées etcouronnaient les plateaux qui environnent lemoulin de Bussi ; elle s’étendait en amphi-théâtre sur toute la longueur d’un coteau, devantlequel se trouvait un ravin profond , garni debouquets boisés et qui couvrait toute sa ligne.Sa droite était appuyée au village de Saint-Amand , son centre à Ligny , et sa gauche ,dont l’œil ne pouvait appercevoir la terminaison,s’étendait vers Sombref, et se prolongeait indé-finiment sur Gembloux et la route de Namur.Tous ces villages, très-gros et bâtis sur un ter-rain inégal et entrecoupé , se trouvaient en avantdu ravin et étaient garnis d'infanterie.
La position ayant été reconnue, Buonapartefit sur-le-champ toutes ses dispositions pourl’attaquer. Le premier corps , qui faisait partiede la gauche, fut placé, avec deux divisionsde grosse cavalerie, en arrière du village deFrasnes , sur la droite et à peu de distance de laroute de Bruxelles, afin de pouvoir se porter au,