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«ne position à n'avoir plus à redouter la pré-sence de l’ennemi le plus farouche.
Quoiqu’il en soit, depuis son départ descantonnemens, elle avait voyagé à grandesjournées; le temps , quoiqu’assez constammentorageux, s’était maintenu passablement beau,et les chemins n’étaient pas assez dégradés pourentraver la marche de l’artillerie et des équi-pages. Les mouvemens s’opéraient donc avecune célérité qui tenait de la précipitation. Ilétait évident qu’on avait le projet de surpren-dre l’ennemi par une apparition inattendue ; etces marches rapides donnaient lieu d’établirdes conjectures fondées sur une irruption sou-daine en Belgique. Le i4, toute l’armée setrouva réunie et en ligne sur l’extrême fron-tière.
Alors, l’incertitude où l’on était sur le butde ces manœuvres, cessa par la publication dela proclamation suivante , qui fut mise à l’ordrede l’armée, et lue à la tête de chaque divisionet de chaque régiment :
« Soldats !
« C’est aujourd’hui l’anniversaire de Ma-rengo et de Friedland, qui décida deux fois
Û
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