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ployés par lui pour se concilier l’attachementdes soldats et monter leur courage.
Le pays que l’on traversait, couvert de richesmoissons , annonçait la plus belle récolte ; maismalheur aux contrées qui se trouvaient sur lepassage! malheur sur-tout à celles que leurposition rendait propres à l’emplacement d’un,camp ! Il semble que par un motif de destruc-tion calculé, on prit à tache de choisir toujoursles plus fertiles. En peu d’instans tout disparais-sait sous les pieds ou sous le tranchant de lafaucille , pour servir de pâture aux chevaux ouà la construction des baraques.
L’intérieur de l’armée était déchiré par desactes d’une anarchie semblable à celle qui ré-gnait au-dehors; il semblait qu’une haine impla-cable animât les uns contre les autres les diffé-rais corps qui la composaient, et qu’il existâtentr’eux une guerre ouverte. Point d’aban-don, point de confiance réciproque , aucuntémoignage de fraternité d’armes ; par-tout or-gueil, égoïsme et avidité. Il ne régnait sur-toutaucun accord entre les chefs : quand un com-mandant de colonne ou de régiment arrivaitdans le lieu qu’il devait occuper, il s’emparaitde tout ce qui existait, sans égard pour ceux