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que la garde, partie de Paris à Fissue du Champsde-Mai, se dirigeait à marches Forcées sur Laon,et que Buonaparte, peu de jours après, avaitsuivi son mouvement, et se rendait en toutehâte sur les frontières. On le vit en effet arriverpresque en même temps qu’elle àVervins, où ilse mit à la tête de l’armée, qui avait quitté sesquartiers pour se réunir : le passage des troupespar Vervins et Avesnes fut continuel pendantplusieurs jours.
On est encore à se demander par quels pres Ttiges Buonaparte était parvenu à fasciner tetler-meni les yeux d’une immense population et del’armée, que l’une vît sans effroi fondre sur elletoutes les calamités de la guerre, et que l’autreaffrontât audacieusement toutes les forces del’Europe conjurées contre elle ; ce qu’il y a decertain , c’est que par-tout il fut accueilli avecles acclamations les plus bruyantes et les plusunanimes.
On ne pensait pas généralement que son in-tention fût d’attaquer; mais il paraissait plusvraisemblable que l’armée se portait sur l’ex-trême frontière pour prendre ses lignes de dé-fense. Au reste, il développa sur son passageson activité ordinaire. : passant des revues et vir