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Les gardes nationaux s’armaient avec empres-sement , et toute la population témoignait leprojet de se lever en masse à l'approche de l’en-nemi : le même esprit se manifestait dans tousles départemens de la France qui, précécjem-ment envahis, avaient été en i 8 i 41 e théâtre dela guerre, à l’exception de celui du Nord, quiexprimait hautement des sentimens opposés , etne souffrait qu’avec une impatience qu’il ne dis-simulait pas, la présence des troupes. On ne putobtenir de lui le départ d’aucun militaire, et lesgardes nationaux se refusèrent avec persévé-rance à marcher.
En général l’armée comptait, au moment deshostilités, sur la coopération efficace des habi-tans ; comme les habitans , qui pour la plupart.croyaient que les alliés n’avaient envahi laFrance en 18 14. que par suite de trahisons suc-cessives , avaient dans l’armée une entière con-fiance.
On attendait donc, avec une parfaite sécu-rité, le commencement de la guerre; et l’ar-mée , paisible dans ses cantonnemens , mais im-patiente de combattre, ne se plaignait que de lalenteur que les alliés mettaient à se présenter.
Tel était l’état des choses, lorsqu’on apprit