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iure; et les meres n’enfanteraient que pourfaire des victinies 011 des janissaires (1).
J’ai dil que sous le regne acluel le renver-
(1) Pour que Bonaparte se soutint sur le tröne ,il fallait ou qu’il eöt assez de force pour repousserles puissances etrangeres , ou qu’il trouvät un pointd’appui cliez elles. Dans le premier cas , il eng geaitla France dans des guerres eternelles ; dans le se-cond , nous etions les esclaves de PEurope , et nousaurions eu ä supporter et les cruautes du tyran , etles avanies de ceux de nos enneinis qu’il aurait prispour point d’appui. Profondement blesse des veritesqu’on lui avait dites pendant son exil , sa conduiteaurait bientöt dementi les proclamations hypocritespar lesquelles il promettait l’oubli du passe. II sem-L ait avoir limite dans ses decrets le noiubre de ceuxqu’il devait immoler ü ses vengeances ; mais il au-rait bien tronve le moyen d’en augmenter le nomb' e,et les arrestalions arbitraires qu’on lui reproche,prouvent assez ce qu’il aurait fait, s’il etait parvenuä les faire legitimer. On rite de lui quelques actespar lesquels il sembie avoir prouve qu’il voulait re-lablir la liberte qu’il avait detruite : on dit qu’ilavait dünne une gründe force aux deux (hambres ,qu’ii avait retabli la liberte dela presse, et qu’il avaitfait ordonner la restitution du cinqiiieme volume duCenseur ; pour prouver qu’il la voulait sinrerement.Mais ces concessions faites ä l’opinion publique ,n’auraient certainement pas eu Heu , si Bonaparteavait ete soutenu sur le tröne par nos ennemis. Etqui peut savoir ä quel prix il eüt acliete leur appui !Il eüt consenti peut-efre, si on lui eilt laisse sontitro, än’etre plus qu’un boyard des russes ou unsatrape des Anglais.
V.