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11 est un polnt sous lequel le gouverne-ment imperial parailraii avoir, au premierabord , un avamage sur le gouveruement ac-luel; c’esila garanlie des proprieles ci-dcvantnationales. On ne peut.se dissimilier que cer-laines leuilles periodiques, telles que la Ga-zelle de France, le Journal Royal et Ja Quo-tidienne, n’aient fail au gouveruement unmal prodigieux, en excitani la mefiance despropnetaires de domaines nationaux 3 et Jesminislres qui ont tolere ces fenilles, pou-vant les supprimer, ont de graves reprochesä se laire. Mais cela suffit-il pour faire croire
deux maniäres'j par la terreur ct par une censnreprealable et arbitraire. Le premier moyen est celuiqui convient le inieux aux despotes qui veulent en-cliainer les peuples en leur parlaut de liberte. IIconsiste ü inspirer de fortes craintes aux ecrivains ,soit par des saisies arbitraire? , seit par des peinesappliquees ä des delits indetermines ou mal defmis.Ce moyen a ete employe d’abord par des tyrans re-volutionnaires , ensuite par Eonaparte. Sous ledernier regne de telui-ci , 011 n’a commence ä ecrireavec liberte que lorsque l’opinion publique l’a euforce de nous rendre le volume du Certseur , que soaministre avait fait arbitrairement saisir.