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2 (1861)
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REISKBILDEH.

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ni son Ane. Je ne travaille pas le jour du sabbat, le sep-tième Dieu sest reposé, et même, par précaution,comme on ne sait plus au juste quel fut ce septièmejour de repos, je ne fais souvent rien de toute la se-maine. Quant aux commandements du Christ, jai tou-jours pratiqué le plus important, celui qui commandedaimer ses ennemis; car, hélas ! les hommes que jai leplus aimés ont toujours été, sans que je men doutasse,mes plus cruels ennemis.

Au nom de Dieu, Mathilde, ne pleurez pas !mécriai-je, quand jentendis un son de l'amertume laplus douloureuse percer dans ces folles moqueries. Jeconnaissais déjà ce son, qui faisait toujours vibrer vio-lemment, mais jamais bien longtemps, le spirituel cœurde cristal de cette sirgulière créature; et je savais que,si facilement quil résonnât, il était aussi facilementétouffé par la première bonne bouffonnerie quon luioffrait, ou qui lui passait à elle-même dans lesprit. Pen-dant quappuyée contre le portail du cloître, elle pres-sait sa joue brûlante sur les pierres froides, et quavecses longs cheveux elle essuyait une trace de larme,jessayai de rappeler sa bonne humeur, en cherchant,dans la manière ironique qui lui était propre, à mystifierla pauvre Francesca, et en rapportant à cel e-ci lesnouvelles les plus importantes de la guerre de sept ans,qui parut lintéresser fortement, et quelle ne croyait pasencore finie. Je lui racontai beaucoup de choses cu-rieuses du grand Federigo, le spirituel cuistre, César en