REISKBILDEH.
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ni son Ane. Je ne travaille pas le jour du sabbat, le sep-tième où Dieu s’est reposé, et même, par précaution,comme on ne sait plus au juste quel fut ce septièmejour de repos, je ne fais souvent rien de toute la se-maine. Quant aux commandements du Christ, j’ai tou-jours pratiqué le plus important, celui qui commanded’aimer ses ennemis; car, hélas ! les hommes que j’ai leplus aimés ont toujours été, sans que je m’en doutasse,mes plus cruels ennemis.
— Au nom de Dieu, Mathilde, ne pleurez pas !m’écriai-je, quand j’entendis un son de l'amertume laplus douloureuse percer dans ces folles moqueries. Jeconnaissais déjà ce son, qui faisait toujours vibrer vio-lemment, mais jamais bien longtemps, le spirituel cœurde cristal de cette sirgulière créature; et je savais que,si facilement qu’il résonnât, il était aussi facilementétouffé par la première bonne bouffonnerie qu’on luioffrait, ou qui lui passait à elle-même dans l’esprit. Pen-dant qu’appuyée contre le portail du cloître, elle pres-sait sa joue brûlante sur les pierres froides, et qu’avecses longs cheveux elle essuyait une trace de larme,j’essayai de rappeler sa bonne humeur, en cherchant,dans la manière ironique qui lui était propre, à mystifierla pauvre Francesca, et en rapportant à cel e-ci lesnouvelles les plus importantes de la guerre de sept ans,qui parut l’intéresser fortement, et qu’elle ne croyait pasencore finie. Je lui racontai beaucoup de choses cu-rieuses du grand Federigo, le spirituel cuistre, César en