Druckschrift 
2 (1861)
Entstehung
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XII

Signora, qui ne pouvait comprendre notre conversa-tion, que nous faisions presque toujours en anglais,imagina, Dieu sait comment! que nous disputions surla supériorité de nos patries respectives. Elle se mit àlouer les Anglais aussi bien que les Allemands, quoi-quelle tînt au fond du cœur les premiers pour fous etles seconds pour bêtes. Elle avait fort mauvaise opinionde la Prusse, dont le pays, selon sa géographie à elle,était situé bien par delà lAnglelerre et lAllemagne;elle pensait surtout fort mal à lendroit du roi dePrusse, le grand Federigo, que son ennemie, lasignora Seratina , avait dansé lannée précédente, dansson ballet de bénéfice. Chose étrange, que ce roi, legrand Frédéric, vive toujours sur les théâtres italiens,

et dans la mémoire du peuple dItalie.

Dam, zefardeyim kinnirn, dit milady, lorsquenous passâmes auprès du bénitier, mais elle ajoutatout de suite : non, il nest pas besoin de méta-morphoser pour le moment cet homme en bête, non-seulement parce quil change dopinion tous les dix pas.