RF.ISEBILDER.
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chez moi, a eu le bonheur de gagner le gros lot de50.000 marcs. J’ai l’honneur de vous présenter l’argentdans ce sac, et je prends la liberté de vous demanderune quittance. — Quand Bûchette entend cela, il com-mence à pleurer; madame Bûche, entendant l’histoire,se met aussi à pleurer; la grosse servante rouge pleure,le garçon de boutique bossu pleure, les enfants pleurent,et moi, homme sensible comme je suis, je ne puis pour-tant pas pleurer ; mais je commence par tomber en dé-faillance; ce n’est qu’ensuite que les larmes me cou-lèrent des yeux comme des ruisseaux, et je pleuraipendant trois heures.
La voix du petit homme tremblait en faisant ce récit.Il tira solennellement de sa poche un petit paquet dontj’ai déjà parlé, développa le taffetas rose fané, et memontra le billet sur lequel Christian-Hinrich Bûche re-connaissait avoir exactement reçu les 50,000 marcs.
— Quand je mourrai, dit Hyacinthe, la larme à l’œil,je veux qu’on enterre cette quittance avec moi, dansma tombe; et quand j’aurai à rendre là-haut compte demes actions, le jour du jugement, je m’avancerai aveccette quittance à la main, devant le trône du Tout-Puissant; et lorsque mon mauvais ange aura lu toutesles mauvaises actions que j’ai faites dans ce monde, etque mon bon ange s’apprêtera à lire la liste de mesbonnes actions, je dirai tout tranquillement : — Tais-toi !Je ne demande qu’une chose : cette quittance est-elleen règlef Est-ce bien la signature de Christian-Hinrich
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