coucher encore une fois en joue, j’aurais certainementété atteint. En ma qualité de voyageur consciencieux,je dois consigner ici que madame l’aubergiste de Ster-zing est par elle-même vieille femme, mais qu’elle a,en revanche, deux jeunes filles qui vous réchauffent lecœur d’une façon toute bienfaisante, alors que vousêtes descendu. Mais je ne Te dois point oublier, Toi,la plus belle de toutes, belle fileuse des frontières d’Ita-lie !,Oh ! que ne m’as-tu, comme Ariane à Thésée, donnéle fil de ton fuseau pour me conduire dans le labyrinthede cette vie ! Le Minotaure serait dès à présent vaincu,et je te couvrirais de baisers, pour ne t’abandonnerjamais !
L’est bon signe quand les femmes sourient, dit unécrivain chinois; et un écrivain allemand était tout àfait de cet avis quand, dans le Tyrol méridional, oùcommence l’Italie, il passa devant une montagne, aupied de laquelle, sur une digue peu élevée, était assiseune de ces petites maisons qui nous regardent d’unefaçon si aimable , avec leur galerie amicale et leursnaïves peintures. A une extrémité, s’élevait un grandcrucifix de bois, qui servait d’appui à une vigne. Etc’était chose affreusement douce de voir comme la vieembrassait la mort, comme la verdure luxuriante decette vigne festonnait le corps sanglant et les membrescrucifies du Sauveur. De l’autre côté était une volièreremplie de tourterelles, dont les habitants ailés volti-geaient çà et là. Une colombe d’une blancheur mer-