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VI
A midi sonnant j’entrais à Innsbrück.
Innsbrück est en elle-même une ville mal habitable etassez niaise. Peut-être a-t-elle l’air plus spirituel et plusagréable en hiver quand les hautes montagnes qui l’en-ferment sont couvertes de neige, que les avalanchesgrondent, et que la glace craque et étincelle de toutesparts.
Je trouvai ces montagnes la tête ceinte de nuagescomme de turbans grisâtres.. On voit là le rocher deSaint-Martin, théâtre de la plus belle légende impériale,comme généralement le souvenir du chevaleresqueMaximilien fleurit et retentit encore plein de vie par toutle Tyrol.
Dans l’église de la cour sont les statues tant vantéesdes princes et princesses de la maison d’Autriche et deleurs aïeux, parmi lesquels s’en trouvent plusieurs quisont encore à comprendre comment a pu leur arriver cethonneur. Elles sont au-dessus de la grandeur naturelle,coulées en fer, et rangées autour du tombeau de Maxi-
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