des Finances de la France. 439
fements & des vanités; les plaifirs fe preflentautour d’eux avant qu’ils aient eu le teinsde les délirer, & ils en éprouvent la fatiétélong-tems avant les autres hommes. Nésau milieu de la pompe des Cours & des ref-pects craintifs de tous ceux qui les environ-nent, ils s’habituent dès l’enfance à l’éclatdu trône, & fon brillant appareil ne frappeplus leurs fens; il leur faut donc un objetd’intérêt ou des diftraéfions continuelles,pour fe délivrer de l’ennui qui les pourfuitLes uns ont élevé des palais & des pyrami-des, comme pour réveiller au-dedans d’eux-mêmes, l’idée de leur grandeur : d’autresont eu l’ambition d’accroître leurs Etats, &n’ont pas craint de facrilier le fang & la for-tune de leurs fujets, pour ajouter quelqueslieues de pays à vingt ou trente mille qu’ilspolfédoient déjà fans plaifir ; un plus grandnombre , indifférents à tout, ont confomméleur régné dans la mollelfe & dans l’inac-tion : les plus heureux fans doute, fontceux qui doués à la fois d’une ame grande
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