De l’Administration
obfervation ; & c’eft ainfi que le bon fens atient fou vent lieu de fcien.ce*
Cependant, les vues générales de morale& d’adminiftration, inftruiroient bien da*vantage -encore, fi on les appliquoit auxrapports que ce même fujet préfente. Etd’abord , c’eft Purement un mal politique aque d’attirer inutilement un grand nombrede citoyens , vers une profeftion ftérile „& finguliere encore en ceci, qu’elle eft pref-que la feule , où les progrès de la fortunefe trouvent indépendants du foin que l’onprend de l’opinion publique : en effet, fil’on parcourt toutes les claffes de citoyens,depuis le guerrier & le magiftrat, jufquesaux plus petits fabricants ou aux fimnlesouvriers, on verra que cette opinion fertd’encouragement aux talents , & devientla fource de fes récompsnfes ; & dès-lors,au grand avantage de l’ordre fociaî, l’amour& l’ambition de la réputation, s’uniffent àl’intérêt perfonnel & guident fes démarches:mais dans l’exercice des fondions attachées