des Finances de la France, ioï
fans doute , font les dépenfes qui fournif-fent de l’occupation à un plus grand nom-bre d’hommes , & qui entretiennent legoût paifible des arts , & le mouvementjournalier d’une intelligente induftrie.
Jufques ici, je n’ai point encore examiné,fi félon l’opinion commune , l’augmentationdu numéraire & l’introduction des trcforsdu Nouveau-monde -, étoient une des prin-cipales caufes de l’accroilfement du luxe.Je ne le penfe point : car l’accélérationdes travaux de l’induftrie , qui a multipliéfur la terre les objets de faite & de fomp-tuofité , le tems qui en a grolfi l’accumula-tion , & les loix de la propriété, qui ontralfemblé ces biens dans une feule clalfe dela fociété ; toutes ces grandes fources duluxe eulfent également exilté , quelle qu’eutété la fournie du numéraire : un palais au-roit été repréfenté par cent mille francs, aulieu de l’être par un million ; mais ce palaisn’eut pas moins été conftruit. On peut ob-ferver .feulement, que la découverte des tré-
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