ioo De l’Adminis trat ioîï.
d’état ne partagera point cette févérité peuréfléchie. Il appercevra, que le tems, accu-mulant fans celle une multitude d’ouvragesd’induftrie de tous les genres , fi le defir delà variété n’engageoit point à les renou-veller , les propriétaires des richefles feroientbientôt entraînés , à difpofer de leurs reve-nus d’une maniéré abfolument oppofée aubien de la fociété : ils foudoyeroient alorsun plus grand nombre de valets, préparésà la corruption des mœurs par l’oiliveté :ils diminueroient la fubfiftance des hommes »pour entretenir un plus grand nombre dechevaux : une partie confidérable de leursdomaines, feroit changée en des parcs oudes jardins ftériles : ils ajouteroient quelquenouveau rafinement deftruéteur, aux recher-ches de la table ; & toutes les dépenfes, lesplus contraires à la population & à la forcepublique , acquerraient un nouveau degréd’étendue : au lieu qu’entre tous les emploisde la fortune , dont la vanité des particulierseft l’unique objet, les plus raifonnables