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1 (1910)
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HOTELS ET MAISONS DE LA RENAISSANCE

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PL LXXXIV. Tours. Maison, 10, rue Paul-Louis-Courier.

Dans le voisinage de lancienne abbaye de Saint-Martin, outre la maison dite de Tristan que nousavons déjà étudiée, sélèvent encore plusieurs logis de pierre de la fin du xv e siècle. Celui-ci, en dehors de sonprincipal corps agrémenté dune tourelle descalier octogonale et dune jolie porte à accolade flamboyante, estcomplété par deux ailes construites en partie en pan de bois et réunies, au long du mur qui clôt sur la ruela petite cour carrée quelles embrassent, par cette jolie galerie couverte dont les poteaux et les poutreshorizontales sont moulurés avec le même art et selon le même type que les principales pièces de nos maisonsde bois. Malgré cette persistance des profils et des types gothiques, il est possible que la construction en dateseulement du xvi e siècle. Cest même tout à fait à la fin de ce siècle quil paraît falloir rapporter lexécution,sans doute un peu plus tardive, des deux escaliers dangle qui se montrent à chacune des extrémités de lagalerie et dont la forme des balustres, comme la disposition même, se retrouvent dans mainte autre constructiontourangelle de lépoque, notamment dans un bel escalier également ajouré qui se voit rue du Panier-Fleuri, n° 2, appuyé lui aussi sur une construction gothique.

Bibliographie : Ch. de Grandmaison : Tours archéologique , p. 167-168. P. Vitry : Tours et les Châteaux de Touraine ,p. 80 (fig.). De Clérambault : Bulletin de la Société archéologique de Touraine , 2 e série, T. I (1909), p. 1-2 (pl.).

PL LXXXV et LXXXVI. L-uynes. Maisons, place de léglise.

Le village qui, à quelques lieues de Tours, se groupe au pied de lancien château de Maillédevenu, au xvn' siècle, la propriété de Charles dAlbert, seigneur de Luynes, qui lui imposa son nom, présenteencore un certain nombre de petites maisons de bois de la fin du xv' siècle, dune élégance charmante commeon en rencontre du reste beaucoup dautres dans les petites villes de la vallée de la Loire, en Orléanais, enTouraine, ou en Anjou. Il en est peu cependant qui offrent le charme de proportion et lintégrité de détails decelle dont nous donnons ici lensemble et un détail; elle est vraiment typique, avec sa façade étroite, son pignonsur rue, son grand toit abritant deux pièces lune derrière lautre à chaque étage, son pan de bois composé depoutres entrecroisées avec remplissage de briques, avec le détail un peu fruste mais non sans qualité cependantde ses moulurations et de ses sculptures représentant des saints et une vierge de pitié soutenus par desculs-de-lampes plus ou moins grotesques et ironiques.

Bibliographie : C. Chevalier: Guide pittoresque du voyageur en Touraine (1886), p. 176-177. P. Vitry: Michel Colombe etla sculpture française de son temps (1901), p. 30 (fig.).

Pl. LXXXVII et LXXXVIII.

Angers.

Maison dAdam.

Cette maison dAdam, située vers le chevet de la cathédrale dAngers, à langle de la place SainteCroix et de la rue Montault, est certainement lun des plus importants,peut-être le plus important parmi tous les édifices de ce genre qui noussoient demeurés. Il paraît dater de la seconde moitié du xv e siècle, maison nen connaît ni la date exacte, ni les premiers possesseurs; on citeseulement le nom dun certain Michel Adam, consul, qui lacquit en1714, et dont le nom, parait-il, lui serait demeuré, à moins que lappel-lation courante ne vienne du motif dAdam et dEve qui était jadis figurésur le poteau dangle du rez-de-chaussée

Lensemble, tel quon le reproduit dhabitude et que le montrenotre planche LXXXVII, comprend du reste, ainsi quon peut le voirdaprès le plan ci-joint, relevé par M. Chauliat, deux maisons distinctes,lune (A) à langle avec deux pièces contiguës prenant jour toutes deuxsur la rue et desservies par un escalier à vis situé à lintérieur du bâti-ment et éclairé faiblement sur une médiocre courette (C), lautre (B)présentant sur un terrain étroit et profond la disposition traditionnelledu pignon sur rue (le comble en est rasé aujourdhui) et des deux pièces

lune derrière lautre dont la seconde prend jour sur une cour postérieure. pi an du premier étage

Fig. 40. Angers : Maison dAdam