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HOTELS ET MAISONS DE LA RENAISSANCE
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l’écusson où l’on a cru cependant reconnaître l’écusson parti aux armes des Georges (un lion) à dextre et desSalat (un chevron et un chef) à senestre. Les lettres B. G., M. S., que l’on lit, difficilement il est vrai, à droiteet à gauche, seraient les initiales de Bienaimé Georges et de Marie Salat sa femme. On lit également la datede 1494 sur la frise supérieure.
Bibliographie : Buhot de Kersers : Histoire et statistique monumentale du Cher. T. II, pl. XII, p. 327.
PI. XX. — Musée municipal. — Porte provenant d’une maison de la rue Cambournac, n° 6.
Ce vantail de porte figurait naguère encore au n° 6 de la rue Cambournac, dans le vieux quartiervoisin de l’église Notre-Dame (la rue Cambournac fait suite à la rue Mirebeau, l’une des plus pittoresques deBourges); différents guides le signalent encore en place. Il a été donné par M. Lemaître au Musée, il y aquelques années et a pris place avec divers autres fragments de boiseries dans l’escalier de l’hôtel Cujas.
Il comprend six panneaux encadrés de moulures très saillantes. Les trois panneaux inférieurs sontornés, suivant la formule courante dans la hùcherie du temps, de parchemins repliés ou serviettes. Les troissupérieurs, beaucoup plus riches, comportent une décoration flamboyante très caractérisée. Le panneau degauche contenait en son milieu un écusson avec des armes aujourd’hui rabotées; celui du centre une partiepleine qui supportait évidemment le marteau.
Bibliographie : Guide de l'Etranger dans la ville de Bourges , 5 e édition* 1894, p. i 5 o.
Pl. XXI et XXII. — Bourges. — Hôtel Cujas, rue des Arènes.
Nous atteignons avec ce bâtiment à une date beaucoup plus avancée que celle des précédents.Le caractère nettement gothique du principal corps de logis cependant nous a engagé à le rapprocher desédifices que nous venons d’étudier; nous laisserons du reste de côté les additions qui appartiennent sansconteste au style franco-italien.
C’est pour Durant Salvi, marchand florentin établi à Bourges,que la demeure fut élevée dans les premières années du xvi e siècle.
Elle était achevée en i5i5. Mais à ce moment Salvi, qui était receveurdes aides et tailles en Berry, avait encore conservé un vieux bâtimentsitué en avant de son hôtel sur la rue des Arènes, bâtiment qu’il avaitacquis de la famille de Boisrouvray et qui lui servait de comptoir. Cedernier fut transformé un peu plus tard, soit par Salvi lui-même, soitpar Bernardin Bochetel, évêque de Rennes, qui avait acquis la maisonet qui la revendit en 1585 à Cujas. On donne généralement la datede 1565 pour l’édification de cette partie antérieure de l’hôtel, en grandepartie démolie aujourd’hui et dont il ne reste plus guère que le mur defaçade avec une jolie porte Renaissance et deux tourelles en encorbelle-ment. Il semble du reste que le caractère de ces morceaux nous enga-gerait plutôt à les placer aux environs de i53o-i5qo, mais ce n’est pasencore ici le lieu de cette discussion.
Il y a également hésitation possible sur le nom de l’auteur deces diverses constructions. On a prononcé le nom de Guillaume Pelvoysinqui, né en 1477, maître maçon du chapitre de Bourges, participa dès 1.509aux travaux du portail de la cathédrale, qu’il dirigea seul à partir de 1519jusqu’à sa mort vers i5qo. Il construisit l’Hôtel-Dieu de Bourges en i 522.
Mais ici, est-ce le bâtiment primitif de style gothique ou celui de styleRenaissance qu’il convient de lui attribuer? il est capable de l’un commede l’autre et peut-être est-il réellement l’auteur de l’ensemble.
Cujas, dont le nom illustre est resté attaché à l’hôtel, ne l’occupa que cinq ans de 1585 à 1590, date de samort et ne semble pas y avoir fait de grandes transformations. Au xvn e siècle, une dame Lebègue l’occupa, puis ilpassa aux religieuses Ursulines qui le gardèrent jusqu’à la Révolution. Confisqué et vendu, il fut racheté au cours
Fig. 7. — Bourges : Hotei. CujasPlan du rez-de-chaussée
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