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ŒUVRES RE HENRI HEINE.
de talents, et qu’en femme elle ait à sa disposition tontesles ruses du sexe, elle finira par succomber devant legrand Giacomo Machiavelli, qui désirerait voir ma-dame Viardot-Garcia engagée à sa place, pour quecelui-ci chante le rôle principal de son Prophète. Ma-dame Stoltz prévoit son sort, elle pressent que même lafolle tendresse que lui voue le directeur de l’Opéra, pasplus que l’admiration du public , ne pourra la sauver,quand le grand maestro de l’art de l’intrigue fera jouerses artifices; et elle a résolu de quitter Paris de son gré,de rfy retourner jamais, et de terminer sa vie sur laterre étrangère. Ingrata patria, dit-elle l’autre jour,nec ossa quidein mea habebis. La pauvre femme n’a plusen effet depuis quelque temps que la peau et les os.
Chez les Italiens, à Y Opéra buffa, il y a eu l’hiverpassé d’aussi brillants échecs qu’au grand Opéra. Leschanteurs étaient là également le sujet de bien desplaintes, avec la différence que les Italiens ne voulaientpas chanter parfois, tandis que les pauvres serins fran-çais ne savaient pas chanter. Seulement signor Mario etsignora Grisi, ce ravissant couple de rossignols, étaienttoujours exacts à leur poste dans la salle Ventadour, etpar leur charmant ramage ils y évoquaient autour denous le printemps le plus florissant, tandis qu’au dehorsmugissaient le vent et les tourbillons de neige, et lesconcerts de pianistes, et les débats de la Chambre desdéputés, et la fureur de la polka. Oui, c’est un couple derossignols enchanteurs, et l’Opéra Italien est la forêt
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