LUTÈCE.
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l’arbre généalogique. Sous la république, la vertu ar-riva à la domination, la pauvreté devint une dignité, etmoitié de peur, moitié de honte, l’argent se cacha. C’estde celte période que datent les nombreux gros sous,les sérieuses pièces de cuivre aux symboles de la liberté,ainsi que les traditions de désintéressement pécuniaire,que nous rencontrons encore aujourd’hui chez les plushauts administrateurs de l’État en France. Du tempsde l’empire ne florissait que la gloire militaire, on fondaun honneur tout nouveau, celui de la Légion d’honneur,dont le grand maître, le victorieux empereur, regardaitavec mépris la communauté calculatrice des mar-chands, les fournisseurs, les contrebandiers, les stock-jobbers, les heureux voleurs. Pendant la restauration,la richesse intriguait contre les spectres de l’ancien ré-gime, qui étaient revenus au pouvoir, et dont l’insolenceaugmentait de jour en jour : l’argent blessé et ambi-tieux se fit démagogue, se mit à lancer des œilladescondescendantes aux gens en blouse, et lorsque le soleilde Juillet échauffa les cœurs, on précipita du trône leroi de la noblesse Charles X. Le roi de la bourgeoisieLouis-Philippe y monta, lui, le représentant de l’argentqui règne aujourd’hui, mais qui est frondé dans l’opi-nion publique à la fois par le parti vaincu du passé etpar le parti dupé de l’avenir. Oui, le noble faubourgSaint-Germain et les faubourgs prolétaires Saint-Antoineet Saint-Marceau bafouent à l'envi les orgueilleux par-venus du jour, et il va sans dire que les vieux républi-