I.UTECE.
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autrefois si mal famé, de la Sorbonne. Ce qui nous dis-pose encore en faveur de Cousin, c’est l'affectueuse per-fidie avec laquelle on a su exploiter contre lui les accu-sations de Pierre Leroux. L’astuce s’était cachée cettefois derrière la vertu, et Cousin s’est vu imputer à malune action pour laquelle, s’il l’avait réellement com-mise, il aurait dû recueillir les louanges orthodoxes lesplus complètes de la part du parti clérical : car les jan-sénistes, aussi bien que les jésuites, ont toujours prêchéla maxime qu’il faut chercher à tout prix à éviter le scan-dale public. Le scandale public est seul le péché, et ce-lui-ci seul doit être évité, dit plein d’onction l’hommepieux que Molière a canonisé. Mais non, Cousin ne peutpas se vanter d’un acte aussi édifiant que celui qui luiest attribué ; de pareilles choses sont plutôt dans le ca-ractère de ses antagonistes, qui de tout temps, pour em-pêcher le scandale ou pour préserver du doute les âmesfaibles, n’ont pas dédaigné de mutiler des livres, ou deles changer tout à fait, ou bien de les anéantir, ou deforger de tout nouveaux écrits sous des noms emprun-tés, de sorte que les plus précieux monuments et docu-ments des anciens âges sont en partie tout à fait détruits,en partie falsifiés. Non, le saint zèle de la castration deslivres, ou même la pieuse tromperie des interpolations,n’est point dans les habitudes des philosophes.
Et Victor Cousin est philosophe dans toute l’acceptionallemande du mot. Pierre Leroux l’est seulement dansle sens qu’y ajoutent les Français, qui comprennent plu-