LUTÈCE.
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innocent des modifications impardonnables qu’a souf-fertes 1 écrit posthume de son disciple Jouffroi ; car nousle savons, non de la bouche de ses partisans, mais deses adversaires, qui se plaignent de ce que Cousin, parun ménagement craintif pour les intérêts de l’université,a déconseillé la publication de l’écrit de Jouffroi, et re-fusé par dépit sa coopération. Singulière reproductiondes mêmes phénomènes, que nous avons vus à Berlin ily a déjà vingt ans ! Cette fois nous les avons mieux com-pris, et, quoiquenos sympathies personnelles ne soient paspour Cousin, nous avouerons cependant avec impartialitéque le parti radical l’a diffamé avec la même injustice etavec la même étroitesse d’esprit dont nous nous sommesjadis rendus coupables nous-mêmes à l’égard du grandHegel. Ce dernier aussi désirait voir sa philosophie sedévelopper tranquillement à l’ombre de la puissanced’État, et n’entrer en aucune lutte avec la croyance del’Église, avant d’avoir suffisamment grandi et gagné desforces, — et l’homme dont l’esprit était le plus clair et ladoctrine la plus libérale, formula cependant cette der-nière dans des termes si obscurs, si scolastiques et sientortillés de clauses, que non-seulement le parti reli-gieux, mais aussi le parti politique du passé, croyaientposséder en lui un fidèle allié. Les initiés seuls souriaientde cette erreur, et aujourd’hui seulement nous compre-nons ce sourire; à cette époque, nous étions jeunes, ir-réfléchis et impatients, et nous criions contre Hégel,comme dernièrement l’extrême gauche en France a crié
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