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ŒUVRES I)E HENRI HEINE.
blement romaine, que de faire servir les prétendus obs-curants en guise de lumières dans les solennités les plusjoyeuses du monde antique ivre de vie et de plaisir. Maiscette plaisanterie a été confondue, ces torches d’hommesrépandirent des étincelles, par lesquelles le vieux monderomain, avec toute sa magnificence vermoulue, s’en estallé en flammes : le nombre de ce petit tas de gens obs-curs est devenu légion, dans le combat contre celle-ciles légions de César durent rendre les armes, et toutl’empire, la domination sur la terre et sur l’onde, appar-tient maintenant aux Galiléens.
Ce n’est aucunement mon intention d’entrer ici dansdes considérations homilétiques, j’ai seulement voulumontrer, par un exemple frappant, combien une généra-tion future pourrait justifier la prédilection avec laquelleje parle si souvent dans mes correspondances de tellepetite communauté qui, semblable à l’ecclesia pressadu premier siècle de notre ère, est méprisée et persécu-tée à l’époque présente, et qui a pourtant à sa dispositionune propagande dont le zèle croyant et le sombre espritde destruction rappelle également les débuts galiléens.Je parle derechef des communistes, le seul parti enFrance qui mérite une attention décidée. Je réclameraisla môme attention pour les débris du saint-simonisme,dont les adhérents sont toujours en vie, sous de plus oumoins bizarres enseignes, ainsi que pour les fouriéristes,qui s’agitent encore très-activement ; mais ces hommeshonorables sont seulement entraînés par la parole, par