LUTISCE,
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de chercher un refuge dans la logique! Sort péniblepour un homme qui ne se sent à l’aise que dans lesforêts fabuleuses du romantisme, qui aime le mieux àse balancer sur les flots bleus et mystiques du sentiment,et qui hait de s’occuper de pensées qui ne sont pas revê-tues de formes symboliques ! Sur sa manie des sym-boles, sur ses élucubrations continuelles dans le domainedu symbolisme, j’ai quelquefois entendu plaisanterd’une manière très-amusante dans le quartier latin, etMichelet est appelé là M. Symbole. Mais la prédomina-tion de la fantaisie et de la sentimentalité exerce uncharme puissant sur la jeunesse studieuse, et j’ai plu-sieurs fois cherché en vain à assister à un des cours deM. Symbole au Collège de France; je trouvai toujoursl’auditoire comblé d’étudiants qui se pressaient avecenthousiasme autour du professeur. Son amour de lavérité et sa droiture sévère sont peut-être aussi des rai-sons pourquoi on l’aime et le vénère tant. Comme écri-vain, Michelet occupe le premier rang. Son langage estle plus ravissant qu’on puisse s’imaginer, et tous lesjoyaux de la poésie brillent dans sa diction. S’il fautque j’émette un blâme, je regretterai avant tout lemanque de dialectique et d’ordre : nous rencontrons iciune bizarrerie poussée jusqu’à la grimace, une surabon-dance enivrée, où le sublime tourne au scurrile, et leprofond à l’absurde. Michelet est-il un grand historien?Mérite-t-il d'être nommé à côté de Thiers, de Mignet, deCuizot et de Thierry, ccs étoiles éternelles? Oui, il le