LUTECE.
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sucre ou la betterave doit être favorisée, s’il vaut mieuxde céder le chemin de fer du Nord à une compagnie, oud’en finir complètement la construction aux frais del’État, enfin si le système classique dans la poésie nerentrera pas en vigueur par le succès de Lucrèce; lenom qu’en ce moment on prononce le plus souvent,est celui de Rothschild.
L’enquête sur les élections forme un petit intermèdedans la chambre. Le rapport volumineux qu’on a lu surcette regrettable affaire, renferme de très-curieux détails.L’auteur de ce rapport est un certain M. Lanyer, quej’ai rencontré il y a douze ans, en qualité de médecintrès-inhabile, près de son unique patient, et qui a de-puis, pour le bien de l’humanité, suspendu au croc lebâton d’Esculape. Dès que l’enquête sera écartée, oncommencera les débats sur la question des sucres, et àcette occasion, M. de Lamartine se propose de défendreles intérêts du négoce colonial et de la marine françaisecontre l’esprit mesquin du petit commerce local. Lesadversaires de la canne à sucre sont ou des industrielsintéressés dans la question, qui n’envisagent le salut dela France qu’au point de vue de leur boutique, ou cesont de vieux bonapartistes décrépits, qui restent atta-chés avec une certaine piété à la betterave, 1 idée favo-rite de l’empereur. Ces vieillards, qui depuis 1814, sontrestés stationnaires sous le rapport de l’esprit, formenttoujours un pendant plaisamment mélancolique de nos
vieux teutomanes d’outre-Rhin, et de même que ces
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