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ŒIVItES DE HENRI 1IEINE.
ni l’autre dans le genre tout à fait mauvais, comme ilarrive parfois au génie d’une originalité excessive; ilsont toujours produit quelque chose d’agréable, de beau,île respectable, d’académique, de classique. Tous deuxsont avec cela des natures également nobles, égalementdignes, et dans un temps où l’or se cache avec tantd’avarice, nous ne voulons pas trop déprécier l’argentqui a cours. Le Hollandais volant de Dietch a depuis faittristement naufrage ; je n’ai pas entendu cet opéra, j’aiseulement vu le libretto, et j’y ai remarqué avec déplai-sir combien cette belle fable qu’un auteur allemand devotre connaissance (Henri Heine) avait imaginée d’unefaçon tout à fait adaptée à la scène, a été détériorée parun plagiaire dans le texte français.
En correspondant consciencieux, je ne puis passer soussilence que parmi les compatriotes allemands séjournantà Paris se trouve aussi l’excellent maître Conradin Kreu-tzer. Conradin Kreutzer s’est acquis ici une considérationhors ligne par le Nachtlager de Grenade, représentél’hiver dernier à Paris par une troupe allemande, qui yest presque morte de faim. L’inestimable maître m’estdéjà connu depuis les jours de ma première jeunesse,où ses compositions de romances me ravissaient; encoreaujourd’hui elles résonnent dans mon âme avec leurcharme printanier. M. Kreutzer me dit qu’il mettra enmusique un libretto pour l’Opéra-Comique. Puisse-t-ilréussir à ne pas trébucher sur ce sentier glissant, et à nepas être mystifié par les roués raflinés du monde des