ILTÈCE.
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mains de la bourgeoisie; mais il faut que ces nouveauxdominateurs aient également bien des torts à expier,puisque le courroux des dieux les frappe encore plusfâcheusement que leurs prédécesseurs dans l’empire:car ils sont forcés non-seulement de vider chaque soir lacoupe classique avec la lie moisie de l’antique breuvagesomnifère que leur offre mademoiselle Rachel, maisencore d’avaler la desserte de la cuisine romantiqued’Allemagne, delà choucroute versifiée, les Burgravesde M. Victor Hugo ! Je ne veux pas perdre une parolesur la valeur de cet ouvrage indigeste qui se présenteavec toutes sortes de prétentions, notamment avec desprétentions historiques, bien que tout le savoir de VictorHugo, sur le temps et le lieu où se joue sa pièce, soitpuisé uniquement dans la traduction française du Ma-nuel de Schreiber à l’usage des voyageurs sur les bordsdu Rhin. L’homme qui a osé prononcer publiquement,il y a un an, dans une séance de l’Académie, ces mots :« La pensée allemande est rentrée dans l’ombre » —cet aigle gigantesque de la poésie a-t-il en effet cette foissurpassé si puissamment ses contemporains? Vraiment,pas le moins du monde. Son œuvre ne témoigne ni d abon-dance d'imagination, ni d’harmonie, ni d enthousiasme,ni de liberté de pensée; elle ne renferme aucune étin-celle de génie, au contraire il n’y a rien que de 1 afféteriepeu naturelle et de la déclamation bigarrée. Ce sont desfigures de bois anguleuses, surchargées de clinquantssans goût, et maniées à l’aide de ficelles visibles :