ciers, le gouvernement anglais n’en accroîtra pas moinsdans ce moment ses dépenses pécuniaires, si ellesavancent ses desseins. Plus le déficit sera grand dans lepays, plus l’or anglais sera répandu avec profusion àl’étranger : le royaume britannique est un négociantmenacé de déconfiture, et qui, par désespoir, devientdissipateur, ou plutôt ne recule devant aucun sacrificed’argent pour se maintenir momentanément. Et l’onpeut déjà faire quelque chose avec de l’argent sur cetteterre, surtout depuis que chacun cherche déjà ici-bas sasuprême félicité. On n’a pas d’idée quelles sommes exor-bitantes l’Angleterre dépense chaque année seulementpour salarier ses agents à l’étranger, dont les instruc-tions sont toutes calculées sur l’éventualité d’une guerreeuropéenne; on ne saurait non plus se faire une idée del’habileté avec laquelle ces émissaires occultes du minis-tère anglais agissent à l’étranger pour exploiter dansleur intérêt les talents, les vertus et les vices desindigènes.
Quand nous réfléchissons à de semblables choses,quand nous reconnaissons que le repos de l’Europepourrait être troublé de la manière la plus épouvan-table, non pas aux bords de la Seine et tout ouvertementpar l’enthousiasme pour une idée, mais aux bords de laTamise, dans les silencieux bureaux du Foreing-ofjice,par des intrigues de diplomates qui tremblent en enten-dant les cris de faim des travailleurs anglais , 1 quandnous réfléchissons à cela, nous comprenons qu’il nous