LUTKCE.
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Mais ce ne sont pas seulement les rapports entre lesdeux sexes qui forment dans les bastringues de Paris lesujet de danses obscènes. Il me semble parfois qu’on ybafoue en dansant tout ce qui est regardé comme nobleet sacré dans la vie des hommes, mais ce qui a si sou-vent été exploité par des fourbes et rendu ridicule pardes imbéciles, que le peuple ne saurait plus y croirecomme autrefois. Oui, il a perdu la foi en ces sentimentssublimes, dont parlent et chantent tant nos Tartufespolitiques et littéraires ; les fanfaronnades de l’impuis-sance surtout ont tant dégoûté ce peuple de toutes leschoses idéales, qu’il n’y voit plus rien autre que desphrases vides de sens, que de la blague , comme il ditdans son argot. De même que cette désolante manièrede voir est représentée par le type dramatique de Ro-bert Macaire, de même elle se manifeste dans la dansedu peuple qu’on peut considérer à juste titre comme unevéritable pantomime du Robert-Macairianisme. L’étran-ger qui a de ce dernier une idée tant soit peu approxi-mative, comprendra ces danses indescriptibles, ce per-siflage dansé qui raille non-seulement les rapportssexuels, mais encore les rapports sociaux, mais encoretout ce qu’il y a de bon et de beau dans le monde, maisencore toute espèce d’enthousiasme, le patriotisme, lafidélité, la loyauté, la foi, les sentiments de la famille,l’héroïsme, la Divinité. Je le répète, je suis toujoursaccablé d’une indicible tristesse quand je regarde lepeuple qui danse dans les lieux d’amusement à Fans;
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