Druckschrift 
Lutèce : lettres sur la vie politique, artistique et sociale de la France
Entstehung
Seite
231
Einzelbild herunterladen
 

I.UTECE.

231

u N*,i

'****. lu ,

fem* 1W *il!ltt<,

feanKfc«toutetbuaie, fo-is iiraï

ntaifeakwïïfaatoH,ft6ointles dissen-

X***

tisme religieux, et qui donne la dernière consécrationau désordre universel. Pauvre Guizot, pauvre maîtredécole, pauvre rector magnifions de France ! ils crientharo sur toi, ces étudiants qui feraient bien mieuxdétudier tes livres se trouvent tant dutiles ensei-gnements , tant didées profondes, tant dindicationspour le bonheur de lhumanité ! « Prends garde à toi, »disait un jour un démagogue dAthènes à un grand pa-triote modéré, « quand le peuple tombera en démenceil te déchirera. » Et son interlocuteur de lui répondre :« Prends garde à toi-même, car le peuple te déchireraquand il reviendra à la raison. » Vendredi dernier,MM. Lamennais et Guizot auraient pu tenir la mêmeconversation. Cette scène tumultueuse parut dabordplus inquiétante que les journaux ne lont avoué. Ceux-ci avaient tous plus ou moins dintérêt à dissimuler lagravité de lincident, les feuilles ministérielles aussi bienque les feuilles de lopposition; ces dernières se tai-saient parce que la manifestation na pas trouvé beau-coup décho dans le peuple. Le peuple regardait tran-quillement et gelait. A dix degrés de froid on na pas àcraindre à Paris un bouleversement du gouvernement. Ilny eut jamais ici démeutes pendant les grands froids.Depuis lassaut de la Bastille jusquà la révolte de Bar-bés, le peuple a toujours ajourné sa colère jusquauxmois chauds de lété il fait beau temps et lonpeut se battre avec plaisir.