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tisme religieux, et qui donne la dernière consécrationau désordre universel. Pauvre Guizot, pauvre maîtred’école, pauvre rector magnifions de France ! ils crientharo sur toi, ces étudiants qui feraient bien mieuxd’étudier tes livres où se trouvent tant d’utiles ensei-gnements , tant d’idées profondes, tant d’indicationspour le bonheur de l’humanité ! « Prends garde à toi, »disait un jour un démagogue d’Athènes à un grand pa-triote modéré, « quand le peuple tombera en démenceil te déchirera. » Et son interlocuteur de lui répondre :« Prends garde à toi-même, car le peuple te déchireraquand il reviendra à la raison. » Vendredi dernier,MM. Lamennais et Guizot auraient pu tenir la mêmeconversation. Cette scène tumultueuse parut d’abordplus inquiétante que les journaux ne l’ont avoué. Ceux-ci avaient tous plus ou moins d’intérêt à dissimuler lagravité de l’incident, les feuilles ministérielles aussi bienque les feuilles de l’opposition; ces dernières se tai-saient parce que la manifestation n’a pas trouvé beau-coup d’écho dans le peuple. Le peuple regardait tran-quillement et gelait. A dix degrés de froid on n’a pas àcraindre à Paris un bouleversement du gouvernement. Iln’y eut jamais ici d’émeutes pendant les grands froids.Depuis l’assaut de la Bastille jusqu’à la révolte de Bar-bés, le peuple a toujours ajourné sa colère jusqu’auxmois chauds de l’été où il fait beau temps et où l’onpeut se battre avec plaisir.