LUTÈCE.
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XXVII
Paris, 6 janvier !84i.
La nouvelle année commence, comme l’ancienne,avec la musique et la danse. Au grand Opéra résonnentles mélodies de Donizetti, avec lesquelles on remplittant bien que mal le temps, en attendant qu’arrive leProphète, c’est-à-dire l’ouvrage ainsi nommé de Meyer-beer. Avant-hier soir, mademoiselle Heinefetter débutaavec un grand et brillant succès. A l’Odéon, le nid desrossignols italiens, gazouillent plus tendrement quejamais Rubini qui vieillit, et Giulia Grisi, la primadonna éternellement jeune, cette fleur chantante de labeauté. Les concerts ont recommencé aussi dans lessalles rivales de MM. Herz et Erard, les deux célèbresartistes en bois. Celui qui ne trouve pas assez d’occa-sions de s’ennuyer dans ces établissements publics dePolyhymnia, peut aller bâiller à plaisir dans les soiréesprivées : là, un essaim de jeunes dilettanti qui donnentdroit aux espérances les plus terribles, se font entendresur tous les tons et sur toutes sortes d’instruments;M. Orlila chevrote de nouveau ses romances les plusimpitoyables, de la mort-aux-rats chantée. Après lamusique on présente de l’eau sucrée tiède et des glacessalées, et l’on danse. Les bals masqués aussi renaissentdéjà au son des timbales et des trompettes, et comme
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