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Lutèce : lettres sur la vie politique, artistique et sociale de la France
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un assassinat, et la défense légitime nétait-elle pasen pareil cas excusable? ainsi parlent les défenseursles plus audacieux de Marie Capelle, et ils ajoutent :Quand la malheureuse femme vit quelle était prison-nière, incarcérée dans cette chartreuse déserte qui sap-pelle le Glandier, gardée à vue par la vieille mégère, lamère du ravisseur, et sans secours du côté de la jus-tice, mais plutôt enchaînée par les lois elles-mêmes, alors elle perdit la tête, et un des moyens insensésde délivrance, quelle tenta dabord, fut la fameuselettre dans laquelle elle chercha à faire accroire à sonmari quelle en aimait un autre, et ne pouvait donc paslaimer, lui, que par conséquent il devait la lâcher,quelle voulait fuir en Asie, et quil pouvait garder sadot. La pauvre folle ! Dans sa démence, elle se figuraitquun homme ne pouvait vivre avec une femme qui nelaimait pas, quil en mourrait, quune telle vie était lamort!... Mais lorsquelle reconnut que le mari pouvaitvivre sans être aimé, que le manque damour ne letuait point, alors elle eut recours à de larsenic pur...La mort-aux-rats pour un rat !

Les jurés de Tulle paraissent avoir senti la mêmechose, car sans cela il serait inexplicable pourquoi ilsauraient parlé dans leur verdict de circonstances atté-nuante?. Mais en tout cas il est certain que le procèsde la dame du Glandier est une des plus importantespièces de procédure pour les amis de lhumanité quisoccupent de la grande question de la femme, question