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mances, et qui voudrait faire guillotiner quiconque nepeut s’empêcher de rire en l’entendant; ne se mon-trerait pas, je crois, non plus trop débonnaire dans lesdébats judiciaires où il veut faire parade de son impor-tance médicale et faire croire au monde que personnen’est aussi habile que lui à mettre au jour le moindreatome de poison caché dans un cadavre. Le public pensequ’il n’y avait pas de venin du tout dans le corps deM. Lafarge, mais qu’il y en avait d’autant plus dans lecœur de M. Orfila. Ceux qui donnent leur approbationau jugement du jury de Tulle, sont en très-petite mino-rité, et ne se prononcent plus avec la même assurancequ’auparavant. Parmi eux se trouvent des personnesqui pensent qu’il y a eu en effet empoisonnement, maisqui regardent ce crime comme une espèce de défenselégitime, et le justifient en quelque sorte. Ils disentqu’on peut imputer à feu Lafarge un plus grand mé-fait : que dans le but de se sauver de la banqueroutepar une dot, il avait, avec des promesses et des démon-strations fallacieuses, pour ainsi dire volé la noblefemme, et l’avait traînée dans sa caverne de brigand,où, entourée de la bande grossière et accablée de tour-men's moraux et de mortelles privations, la pauvreParisienne gâtée et habituée à mille besoins intellectuels,semblable à un poisson retiré de l’eau, ou à un oiseauégaré parmi des chauves-souris, ou bien encore commeune fleur parmi des brutes limousines, devait nécessai-rement se flétrir et dépérir misérablement ! N’est-ce pas