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contre /ui. Auprès des cantatrices françaises, il seplaignait des cantatrices allemandes qui n’avaient pasvoulu s’engager à l’Opéra de Berlin, à moins qu’on neleur donnât par contrat la garantie qu’elles n’auraient àchanter dans aucun opéra de Spontini !
Mais il veut absolument venir à Paris; il ne peut plustenir à Berlin, où, à ce qu’il prétend, il a vécu en exilé,victime de la haine de ses ennemis, et où on ne lelaisse pas encore en repos. Un de ces derniers joursil écrivit au rédacteur de la France musicale, que sesennemis ne se contentaient pas de l’avoir repoussé audelà du Rhin, du Weser, de l’Elbe; qu’ils voulaientle chasser encore plus loin, au delà de la Vistule, duNiémen ! Il trouve une grande ressemblance entre sonsort et celui de Napoléon. Il se croit un génie contrelequel se seraient conjurées toutes les puissances mu-sicales. Berlin est sa Sainte-Hélène, et le critiqueRellstab son Hudson Lowe. Mais à présent, pense-t-il,on devrait faire revenir ses restes mortels à Paris et lesinhumer solennellement dans le palais des Invalides del’art musical, dans l’Académie royale de Musique. —L’alpha et l’oméga de toutes les complaintes deSpontini, c’est Meyerbeer. Quand il me fit ici à Parisl’honneur de sa visite, il fut inépuisable en histoiresgonflées de venin et de fiel. Il ne peut nier le fait que leroi de Prusse comble d’honneurs notre grand Giacomo,et se propose de lui confier de hautes places et dignités,mais il sait attribuer cette grâce royale aux plus vilains