LUTF.CE.
77
" 1 ,
"'t
Vf.
* r>
«•V / -. r
‘ t
--J"' 1
-Vf*
-
* ■%*■•
■ Ç> ir-v
' *■*''. - • ...
11 f' •—
:< r.. ._;
: ,-v, ni :•*:<
] » ■* Îrf" ■ : '
‘ i-'u p.iîfc|£
, •. v :ï
avancé du cagotisme le plus arriéré, et ses rédacteurs,qui se distinguent autant par leur intelligence et leurérudition que par leur perfidie, sont parfois, il fautl’avouer, supérieurs à la grande masse de leurs adver-saires libéraux, ces honnêtes gens bien pensant etécrivant mal, qui forment pour ainsi dire la petitebourgeoisie de la pensée. M. le comte lui-même possèdebeaucoup d’esprit et de talent, mais il est un étrangecomposé de morgue nobiliaire et de romantique bigot-terie, et ce mélange se révèle le plus naïvement danssa légende de sainte Élisabeth, princesse hongroise,qu’en parenthèse M. le comte déclare être sa cousine,et qui, d’après lui, aurait été d’une humilité chrétiennesi édifiante, qu’avec sa langue pieuse elle léchait lesulcères et la teigne des mendiants les plus galeux, etque, par excès de piété, elle buvait même sa propreurine.
Par les indications que 3e viens ae donner, on com-prendra aisément le langage peu libéral des journauxd’opposition de Paris, à propos de la récente affaire deDamas. A toute autre époque ils auraient jeté les hautscris sur le fanatisme rallumé en Orient, et sur ce misé-rable qui, en sa qualité de consul français dans cettecontrée, couvre d’ignominie le nom de la France.
Il y a quelques jours, M. Benoît Fould a provoquédans la chambre des députés une discussion sur la con-duite du consul français à Damas. Il est donc avanttout de mon devoir de rétracter le blâme qui m’était
1