ŒUVRES DE HENRI HEINE.
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site est excitée par le nom illustre de l’auteur, doiventforcément être écrits et expédiés avec la plus grandehâte, pour ne pas laisser prendre une dangerense avanceà des jugements malveillants et à des cancans calom-nieux. Voilà pourquoi, dans les pages qui précèdent,je n’ai point parlé spécialement du poète qui venait detenter son premier essai sur la scène. Par malheur, cetessai manqua complètement, de manière que le frontde l’auteur habitué aux lauriers, se vit cette fois cou-ronné d’épines, et d’épines très-aiguës. Pour compenseren quelque sorte aujourd’hui la lacune laissée dans malettre d’alors, je communiquerai ici quelques remarquessur la personne de George Sand, remarques fugitives etpuisées au hasard dans une monographie que j’ai écrite
11 y a plusieurs années.
Les voici :
«Comme tout le monde sait, George Sand est unpseudonyme, le nom de guerre d’une belle amazonelittéraire. Ce qui l’a portée à choisir ce nom, ce ne futaucunement le souvenir du malheureux Sand, assassinde Kotzebue, du seul auteur dramatique de l’Allemagnequi ait su écrire des comédies. Notre héroïne prit cenom parce que c’était la première syllabe de Sandeau,son premier cavalière servente. C’est un écrivain très-honorable, mais qui avec son nom entier n’a pu serendre aussi célèbre que son illustre maîtresse avec lamoitié, quelle emporta en riant lorsqu’elle se sépara delui.