des Finances de la France. 461
femble de mes connoiflances & de mes idées.Enfin, quoique j’aie à peine été cinq ans dansl’adminiftration des finances, j’oferois prefquedire, que cet ef'pace de tems a été plus longpour moi que pour la plupart des hommes :je n’aie été diftrait, ni par aucun amufement,ni par aucune idée de fortune, ni par aucundelir de captiver les grands ou les perfonnesen laveur , ni par aucune de ces actions qu’ilfaut s’appliquer à diffimuler , ni par aucunede ces prédilections dont il faut fans celledéfendre les motifs : enfin, j’ai quitté les af-faires publiques, dans un âge où mon amereffentoit encore cette ardeur , fans laquelletoutes les idées de bien public deviennentlanguiliantes : j’ai donc cru que dans la litua-tion finguliere où je me trouvois, l’oifivetédu relte de ma vie, feroit une forte d’indif-férence; & eu me livrant à un nouveau tra-vail , je me fuis flatté qu’on accorderait dumoins à mes intentions, une favorable indul-gence.
J’ai peut-être une explication à donner furle parti que j’ai pris de faire imprimer cet ou-