des Finances de la France. 45 $
parat & de fortune, & qu’ils n’ont guèresemporté de leur adminiftration , que la no-menclature des affaires & la lifte de tous lesparticuliers qu’ils ont obligé, de tous les in-grats qu’ils ont faits, & qu’ils ont mérité defaire: que plufieurs adminiftrateurs encore,fans principes fixes, fans opinion qui leur futpropre, ont été mus dans tous les fens, parlesdiveries perfonnes auxquelles ils ont aban-donné leur confiance; enforte que le bienmême dont ils ont été l’inftrument, ils n’ontpu le lier à aucune fuite de penfées; & aumoment où ils ont été éloignés du courantdes affaires, ils fe font trouvés ifolés, & com-me féparés de leurs propres aidions : quelquesréminifcences leur font reliées; mais les fou-venirs même les plus complets, ne fuftîfentpoint-pour mettre en état de donner uncorps à fes connoiffances : car tous les af-femblages de faits, tous les calculs d’unevafte étendue, font une fource continuelled’erreurs & de confufion, fans cette lumièrede l’efprit qui avertit des vraifemblances,& qui par le fecours des rapprochements