des Finances de la France. 4?!^
que vous ayez eu le teras de réfléchir fur lebien que vous pouvez faire à vos propreslujets ; on vous parlera de troubler la pfcixdu monde, avant que vous ayez alluré l’or-dre au-dedans de votre Royaume ; & l’onvous occupera de l’aggrandilfement de vospoflélîions, avant que vous ayez feulementétudié ce qu’il faut de foins & de connoif-fances, pour gouverner fagement la pluspetite de vos provinces. Ah ! défiez-vous detant de projets, avec lefquels on cherche àféduire l’ambition & la vanité des Princes , ■ou à faire naître eu eux ces pallions: défiez-vous de tant de projets, avec lefquels oncherche à leur faire oublier, & les bornesde leurs facultés, & la brièveté de leur visé& tout^ce qu’ils ont de commun avec lesautres hommes : reliez près de moi, monfils, afin d’apprendre que le Souverain duplus pmirant Empire, difparoît de la terreavec moins de bruit, qu’une feuilie quitombe ou qu’une lueur qui s’éteint,