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peut s’eri défendre , on joignoit à toutesces confidérations, la vive image des mauxque la guerre entraîne ? que ferait-ce, fil’on effayoit de mettre un prix à la vie &à la fouiïfance des hommes ? Et comme lesl'péculations de l’efprit font incertaines ,comme le raifonnement manque fou vent decette énergie qui n’appartient qu’aux affec-tions de l’ame, on ne fauroit trop défircrdans les nuniffres des Rois, ce fentimentprofond d’humanité qui donne du mouve-ment à toutes les penlées. Alors, l’examendes motifs qui peuvent déterminer à com-mencer la guerre, paraîtra la plus grave desdélibérations ; alors, une fenfible émotionremplira tous ceux qui feront appelles àCétte difcüffion ; alors, au milieu d’un con-feil, où par des calculs politiques , on vou-drait entraîner l’opinion dii 'Souverain, leplus honnête homme d’entre fes- ferviteurs,oferôit peut-être lui tenir ce langage.
„ Sïüe , la guerre eft une fource de tanta3 de maux • c’eit un fléau fî terrible , qu'un