des Finances de la France, 591
d'Etat ; & comme plu fleurs entre ces der-niers , ou par leur âge, ou par leurs goûts,ont renoncé à toute ambition , le nombredes perfonnes apperçues dans la carrière desgrandes places, fe réduit à cinquante ouSoixante : c’eft bien peu, pour efpérer d’ytrouver conftammment des hommes raresdans l’efpece humaine.
Cependant , dès qu’on voudroit s’af-treindre à ne choilir le miniftre des financesque dans un feul état de la fociété, jecroirais que le corps de magiftrature dont jeviens de parler , mériterait la préférence ;& c’eft peut-être , faute d’arrêter fon at-tention fur l’étendue & fur la diverflté desfondions attribuées à un contrôleur géné-ral en France, que beaucoup de gens difentfouvent que c’eft dans la finance ou dansle commerce , qu’il faudrait cfloifir ce mi-niftre, C’eft ici, je crois, le mot de flnaucçqui fait illufion: les relfources qu’un contrô-leur général doit trouver dans toutes lesfirconftances extraordinaires, exigent fans
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