dans chaque province , & qui devant formerun corps fanétionné par les loix, auroientbientôt acquis une confiftance fuffifante ,pour n’être pas expofées fi facilement à lavariation fréquente des fyftêmes, ou auxopinions inçonftantes des miniftres des finamces.
Ce qui rend plus difficile en France , lechoix des hommes propres aux premiersemplois de l’adminiftration, ce font ces li-gnes fortement prononcées , qui féparenttous les états, & la loi d’habitude qui cir-çonfcrit les nominations les plus importan-tes dans un cercle infiniment rétréci. C’efientre les magiilrats qui fuivent la carrièredu Confeil, qu’on choifit ordinairement lesminiftres des finances, & très-fouvent en-core les fecretaires d’État; mais en ne comp-tant point les maîtres des requêtes qui, dé-nués d’expérience , n’ont pour la plupart.aucune idée des affaires, les concurrentséligibles fe bornent à trente-trois intendantsde province , & quarante-quatre confeiller?